Recouvrement de créances

Mise en demeure abusive : reconnaître, contester & se défendre

Mise en demeure abusive : reconnaître, contester & se défendre

Mise en demeure abusive : reconnaître, contester & se défendre

Recevoir une mise en demeure peut être angoissant — une sommation formelle vous invitant à régler une dette ou à accomplir un acte sous menace judiciaire. Mais dans certains cas, cette mise en demeure dépasse les bornes : elle devient abusive. Comment la reconnaître ? Peut‑on la contester ? Et surtout, quels recours s’offrent à vous ? Dans cet article, nous clarifierons les critères juridiques qui qualifient une mise en demeure d’abusive, les risques encourus par celui qui l’envoie, et surtout les démarches à entreprendre pour la combattre efficacement. Vous trouverez également un modèle de lettre pour répondre face à une mise en demeure abusive.

Recevoir une mise en demeure peut être angoissant — une sommation formelle vous invitant à régler une dette ou à accomplir un acte sous menace judiciaire. Mais dans certains cas, cette mise en demeure dépasse les bornes : elle devient abusive. Comment la reconnaître ? Peut‑on la contester ? Et surtout, quels recours s’offrent à vous ? Dans cet article, nous clarifierons les critères juridiques qui qualifient une mise en demeure d’abusive, les risques encourus par celui qui l’envoie, et surtout les démarches à entreprendre pour la combattre efficacement. Vous trouverez également un modèle de lettre pour répondre face à une mise en demeure abusive.

Sommaire de l'article

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7 nov. 2025

Définition juridique et notions connexes

Avant de parler de mise en demeure abusive, il est essentiel de comprendre ce qu’est une mise en demeure légitime et dans quel cadre juridique elle s’inscrit. C’est cette distinction qui permettra de reconnaître un usage abusif, voire frauduleux, de cette procédure.


Une explication complète de la mise en demeure permet notamment de saisir son cadre juridique et ses effets.


La mise en demeure : définition légale

Selon l’article 1344 du Code civil, la mise en demeure est l’acte par lequel un créancier demande formellement à son débiteur de s’exécuter (payer une somme, livrer un bien, respecter un contrat…) dans un délai précis. Elle peut être :


  • Un courrier recommandé avec accusé de réception

  • Un acte de commissaire de justice

  • Dans certains cas, un acte prévu contractuellement

Elle a pour effet :


  • De faire courir les intérêts de retard

  • D’interrompre certains délais de prescription

  • De préparer une action en justice

📌 Elle est parfaitement légitime si elle repose sur un droit certain, une obligation claire et un ton mesuré. Pour clarifier ces notions, il peut être utile de revenir à ce qu’est une mise en demeure afin d’en distinguer les usages normaux et les dérives..


L’abus de droit : la frontière juridique à ne pas franchir


Une mise en demeure devient abusive lorsqu’elle est utilisée :


  • Sans fondement réel ou sérieux

  • Dans le seul but de faire pression, d’intimider ou de nuire

  • En déformant le droit, pour obtenir un avantage injustifié

Cela entre dans le champ de ce que l’on appelle en droit français l’abus de droit. Il s’agit d’un usage d’un droit (ici, celui de mettre en demeure) contraire à sa finalité, souvent dans l’intention de nuire.

💡 L’abus de droit peut engager la responsabilité civile de son auteur, notamment s’il cause un préjudice moral, financier ou d’image.

Avant de parler de mise en demeure abusive, il est essentiel de comprendre ce qu’est une mise en demeure légitime et dans quel cadre juridique elle s’inscrit. C’est cette distinction qui permettra de reconnaître un usage abusif, voire frauduleux, de cette procédure.


Une explication complète de la mise en demeure permet notamment de saisir son cadre juridique et ses effets.


La mise en demeure : définition légale

Selon l’article 1344 du Code civil, la mise en demeure est l’acte par lequel un créancier demande formellement à son débiteur de s’exécuter (payer une somme, livrer un bien, respecter un contrat…) dans un délai précis. Elle peut être :


  • Un courrier recommandé avec accusé de réception

  • Un acte de commissaire de justice

  • Dans certains cas, un acte prévu contractuellement

Elle a pour effet :


  • De faire courir les intérêts de retard

  • D’interrompre certains délais de prescription

  • De préparer une action en justice

📌 Elle est parfaitement légitime si elle repose sur un droit certain, une obligation claire et un ton mesuré. Pour clarifier ces notions, il peut être utile de revenir à ce qu’est une mise en demeure afin d’en distinguer les usages normaux et les dérives..


L’abus de droit : la frontière juridique à ne pas franchir


Une mise en demeure devient abusive lorsqu’elle est utilisée :


  • Sans fondement réel ou sérieux

  • Dans le seul but de faire pression, d’intimider ou de nuire

  • En déformant le droit, pour obtenir un avantage injustifié

Cela entre dans le champ de ce que l’on appelle en droit français l’abus de droit. Il s’agit d’un usage d’un droit (ici, celui de mettre en demeure) contraire à sa finalité, souvent dans l’intention de nuire.

💡 L’abus de droit peut engager la responsabilité civile de son auteur, notamment s’il cause un préjudice moral, financier ou d’image.

Avant de parler de mise en demeure abusive, il est essentiel de comprendre ce qu’est une mise en demeure légitime et dans quel cadre juridique elle s’inscrit. C’est cette distinction qui permettra de reconnaître un usage abusif, voire frauduleux, de cette procédure.


Une explication complète de la mise en demeure permet notamment de saisir son cadre juridique et ses effets.


La mise en demeure : définition légale

Selon l’article 1344 du Code civil, la mise en demeure est l’acte par lequel un créancier demande formellement à son débiteur de s’exécuter (payer une somme, livrer un bien, respecter un contrat…) dans un délai précis. Elle peut être :


  • Un courrier recommandé avec accusé de réception

  • Un acte de commissaire de justice

  • Dans certains cas, un acte prévu contractuellement

Elle a pour effet :


  • De faire courir les intérêts de retard

  • D’interrompre certains délais de prescription

  • De préparer une action en justice

📌 Elle est parfaitement légitime si elle repose sur un droit certain, une obligation claire et un ton mesuré. Pour clarifier ces notions, il peut être utile de revenir à ce qu’est une mise en demeure afin d’en distinguer les usages normaux et les dérives..


L’abus de droit : la frontière juridique à ne pas franchir


Une mise en demeure devient abusive lorsqu’elle est utilisée :


  • Sans fondement réel ou sérieux

  • Dans le seul but de faire pression, d’intimider ou de nuire

  • En déformant le droit, pour obtenir un avantage injustifié

Cela entre dans le champ de ce que l’on appelle en droit français l’abus de droit. Il s’agit d’un usage d’un droit (ici, celui de mettre en demeure) contraire à sa finalité, souvent dans l’intention de nuire.

💡 L’abus de droit peut engager la responsabilité civile de son auteur, notamment s’il cause un préjudice moral, financier ou d’image.

Critères caractérisant une mise en demeure abusive

Une mise en demeure peut ressembler en apparence à une démarche légitime, tout en cachant un usage excessif, déloyal ou sans fondement du droit. Voici les principaux signes qui doivent vous alerter.


1. Montant manifestement excessif ou disproportionné


Le créancier réclame une somme :


  • Sans aucun justificatif

  • Qui excède largement le montant du contrat ou de la prestation réelle

  • Incluant des pénalités abusives ou des frais non prévus

📌 Exemple : un prestataire vous réclame 5 000 € de frais d'annulation, sans clause contractuelle en ce sens. Dans des situations similaires, certaines personnes confondent litige financier classique et mise en demeure de paiement, ce qui peut entraîner des abus.


2. Fondement juridique inexistant ou douteux


La mise en demeure :


  • Ne cite aucun texte légal, contrat ou preuve concrète

  • Se base sur des obligations inventées ou erronées

  • Omet volontairement des éléments de contexte (paiement déjà effectué, échéance non atteinte…)

💡Une réclamation floue ou non argumentée est un signe fréquent d’abus. Une analyse juridique rigoureuse pourra mener à une contestation de mise en demeure lorsque le fondement est inexistant ou erroné.


3. Ton menaçant, intimidant ou juridiquement déplacé


Même si la mise en demeure est une mise en garde, elle ne doit jamais :


  • Employer des termes diffamatoires ou insultants

  • Menacer de sanctions pénales sans fondement

  • Faire pression de façon exagérée ("vous ruinerez votre réputation", "nous viendrons saisir vos biens dans 48h", etc.)

⚠️ Un langage intimidant et disproportionné peut être qualifié de tentative d’intimidation illégitime.


4. Absence de précision ou vices de forme


Une mise en demeure abusive est souvent rédigée à la hâte et présente plusieurs défauts formels :


  • Aucun délai clairement mentionné pour s’exécuter

  • Erreur d’identité ou de destinataire

  • Absence de signature ou de date

  • Envoi non traçable (simple e-mail sans accusé, par exemple)

👉 Ces défauts renforcent l’idée que le courrier n’a pas pour but de faire valoir un droit, mais de mettre la pression. Cela contraste avec une rédaction conforme, telle qu’une lettre de mise en demeure structurée selon les règles.

Une mise en demeure peut ressembler en apparence à une démarche légitime, tout en cachant un usage excessif, déloyal ou sans fondement du droit. Voici les principaux signes qui doivent vous alerter.


1. Montant manifestement excessif ou disproportionné


Le créancier réclame une somme :


  • Sans aucun justificatif

  • Qui excède largement le montant du contrat ou de la prestation réelle

  • Incluant des pénalités abusives ou des frais non prévus

📌 Exemple : un prestataire vous réclame 5 000 € de frais d'annulation, sans clause contractuelle en ce sens. Dans des situations similaires, certaines personnes confondent litige financier classique et mise en demeure de paiement, ce qui peut entraîner des abus.


2. Fondement juridique inexistant ou douteux


La mise en demeure :


  • Ne cite aucun texte légal, contrat ou preuve concrète

  • Se base sur des obligations inventées ou erronées

  • Omet volontairement des éléments de contexte (paiement déjà effectué, échéance non atteinte…)

💡Une réclamation floue ou non argumentée est un signe fréquent d’abus. Une analyse juridique rigoureuse pourra mener à une contestation de mise en demeure lorsque le fondement est inexistant ou erroné.


3. Ton menaçant, intimidant ou juridiquement déplacé


Même si la mise en demeure est une mise en garde, elle ne doit jamais :


  • Employer des termes diffamatoires ou insultants

  • Menacer de sanctions pénales sans fondement

  • Faire pression de façon exagérée ("vous ruinerez votre réputation", "nous viendrons saisir vos biens dans 48h", etc.)

⚠️ Un langage intimidant et disproportionné peut être qualifié de tentative d’intimidation illégitime.


4. Absence de précision ou vices de forme


Une mise en demeure abusive est souvent rédigée à la hâte et présente plusieurs défauts formels :


  • Aucun délai clairement mentionné pour s’exécuter

  • Erreur d’identité ou de destinataire

  • Absence de signature ou de date

  • Envoi non traçable (simple e-mail sans accusé, par exemple)

👉 Ces défauts renforcent l’idée que le courrier n’a pas pour but de faire valoir un droit, mais de mettre la pression. Cela contraste avec une rédaction conforme, telle qu’une lettre de mise en demeure structurée selon les règles.

Une mise en demeure peut ressembler en apparence à une démarche légitime, tout en cachant un usage excessif, déloyal ou sans fondement du droit. Voici les principaux signes qui doivent vous alerter.


1. Montant manifestement excessif ou disproportionné


Le créancier réclame une somme :


  • Sans aucun justificatif

  • Qui excède largement le montant du contrat ou de la prestation réelle

  • Incluant des pénalités abusives ou des frais non prévus

📌 Exemple : un prestataire vous réclame 5 000 € de frais d'annulation, sans clause contractuelle en ce sens. Dans des situations similaires, certaines personnes confondent litige financier classique et mise en demeure de paiement, ce qui peut entraîner des abus.


2. Fondement juridique inexistant ou douteux


La mise en demeure :


  • Ne cite aucun texte légal, contrat ou preuve concrète

  • Se base sur des obligations inventées ou erronées

  • Omet volontairement des éléments de contexte (paiement déjà effectué, échéance non atteinte…)

💡Une réclamation floue ou non argumentée est un signe fréquent d’abus. Une analyse juridique rigoureuse pourra mener à une contestation de mise en demeure lorsque le fondement est inexistant ou erroné.


3. Ton menaçant, intimidant ou juridiquement déplacé


Même si la mise en demeure est une mise en garde, elle ne doit jamais :


  • Employer des termes diffamatoires ou insultants

  • Menacer de sanctions pénales sans fondement

  • Faire pression de façon exagérée ("vous ruinerez votre réputation", "nous viendrons saisir vos biens dans 48h", etc.)

⚠️ Un langage intimidant et disproportionné peut être qualifié de tentative d’intimidation illégitime.


4. Absence de précision ou vices de forme


Une mise en demeure abusive est souvent rédigée à la hâte et présente plusieurs défauts formels :


  • Aucun délai clairement mentionné pour s’exécuter

  • Erreur d’identité ou de destinataire

  • Absence de signature ou de date

  • Envoi non traçable (simple e-mail sans accusé, par exemple)

👉 Ces défauts renforcent l’idée que le courrier n’a pas pour but de faire valoir un droit, mais de mettre la pression. Cela contraste avec une rédaction conforme, telle qu’une lettre de mise en demeure structurée selon les règles.

Les conséquences pour l’auteur de la mise en demeure abusive

Utiliser la mise en demeure comme une arme de pression illégitime peut se retourner contre son auteur. La loi sanctionne les abus de procédure, les manœuvres dilatoires et les comportements de mauvaise foi.


1. Responsabilité civile et dommages-intérêts


L’auteur d’une mise en demeure abusive peut être tenu responsable du préjudice causé à la personne destinataire, notamment si :


  • Elle a subi un préjudice moral (angoisse, réputation entachée)

  • Elle a engagé des frais inutiles pour répondre ou se défendre

  • L’abus a eu des répercussions professionnelles ou commerciales

📌 L’article 1240 du Code civil (ancien 1382) permet de réclamer réparation pour tout acte fautif causant un dommage.


2. Sanctions procédurales en cas de contentieux


Si la mise en demeure est suivie d’une action en justice et qu’un abus est constaté, le juge peut :


  • Rejeter la demande pour absence de fondement

  • Condamner le demandeur à payer les frais d’instance de l’autre partie

  • Dans certains cas, prononcer une amende civile pour procédure abusive

💬 La justice protège le droit de se défendre, mais pas le droit de harceler ou d’intimider sans raison valable.


3. Perte de crédibilité ou d’effet juridique


Une mise en demeure abusive peut avoir pour conséquences :


  • D’affaiblir la crédibilité de l’auteur en cas de conflit futur

  • D’annuler certains effets juridiques (exigibilité, interruption de prescription)

  • De créer un climat conflictuel durable, nuisible à une résolution amiable

⚠️ À l’inverse, une mise en demeure conforme respecte des règles précises, comme le délai légal d’une mise en demeure, ce que les abus tendent à ignorer.

Utiliser la mise en demeure comme une arme de pression illégitime peut se retourner contre son auteur. La loi sanctionne les abus de procédure, les manœuvres dilatoires et les comportements de mauvaise foi.


1. Responsabilité civile et dommages-intérêts


L’auteur d’une mise en demeure abusive peut être tenu responsable du préjudice causé à la personne destinataire, notamment si :


  • Elle a subi un préjudice moral (angoisse, réputation entachée)

  • Elle a engagé des frais inutiles pour répondre ou se défendre

  • L’abus a eu des répercussions professionnelles ou commerciales

📌 L’article 1240 du Code civil (ancien 1382) permet de réclamer réparation pour tout acte fautif causant un dommage.


2. Sanctions procédurales en cas de contentieux


Si la mise en demeure est suivie d’une action en justice et qu’un abus est constaté, le juge peut :


  • Rejeter la demande pour absence de fondement

  • Condamner le demandeur à payer les frais d’instance de l’autre partie

  • Dans certains cas, prononcer une amende civile pour procédure abusive

💬 La justice protège le droit de se défendre, mais pas le droit de harceler ou d’intimider sans raison valable.


3. Perte de crédibilité ou d’effet juridique


Une mise en demeure abusive peut avoir pour conséquences :


  • D’affaiblir la crédibilité de l’auteur en cas de conflit futur

  • D’annuler certains effets juridiques (exigibilité, interruption de prescription)

  • De créer un climat conflictuel durable, nuisible à une résolution amiable

⚠️ À l’inverse, une mise en demeure conforme respecte des règles précises, comme le délai légal d’une mise en demeure, ce que les abus tendent à ignorer.

Utiliser la mise en demeure comme une arme de pression illégitime peut se retourner contre son auteur. La loi sanctionne les abus de procédure, les manœuvres dilatoires et les comportements de mauvaise foi.


1. Responsabilité civile et dommages-intérêts


L’auteur d’une mise en demeure abusive peut être tenu responsable du préjudice causé à la personne destinataire, notamment si :


  • Elle a subi un préjudice moral (angoisse, réputation entachée)

  • Elle a engagé des frais inutiles pour répondre ou se défendre

  • L’abus a eu des répercussions professionnelles ou commerciales

📌 L’article 1240 du Code civil (ancien 1382) permet de réclamer réparation pour tout acte fautif causant un dommage.


2. Sanctions procédurales en cas de contentieux


Si la mise en demeure est suivie d’une action en justice et qu’un abus est constaté, le juge peut :


  • Rejeter la demande pour absence de fondement

  • Condamner le demandeur à payer les frais d’instance de l’autre partie

  • Dans certains cas, prononcer une amende civile pour procédure abusive

💬 La justice protège le droit de se défendre, mais pas le droit de harceler ou d’intimider sans raison valable.


3. Perte de crédibilité ou d’effet juridique


Une mise en demeure abusive peut avoir pour conséquences :


  • D’affaiblir la crédibilité de l’auteur en cas de conflit futur

  • D’annuler certains effets juridiques (exigibilité, interruption de prescription)

  • De créer un climat conflictuel durable, nuisible à une résolution amiable

⚠️ À l’inverse, une mise en demeure conforme respecte des règles précises, comme le délai légal d’une mise en demeure, ce que les abus tendent à ignorer.

Comment contester une mise en demeure abusive : démarche pratique

Face à une mise en demeure abusive, le silence joue contre vous. Il est essentiel de répondre avec méthode, preuves à l’appui, et de garder une trace de toutes vos actions.


1. Analysez précisément le courrier reçu


Avant toute chose, prenez le temps d’étudier objectivement la mise en demeure :


  • Le montant réclamé est-il justifié ?

  • L’obligation invoquée existe-t-elle vraiment ?

  • Le ton ou le contenu sont-ils menaçants ou disproportionnés ?

  • Le courrier est-il complet et conforme aux règles de droit (délai, signature, mentions…) ?

💡 Notez chaque irrégularité et rassemblez tous les documents ou échanges utiles (contrat, facture, preuve de paiement, mails…). Pour comprendre la structure correcte d’un tel courrier, l’article comment faire une mise en demeure peut être utile en comparaison.


2. Répondez par écrit en recommandé avec accusé de réception


Votre réponse doit être :


  • Formelle : lettre recommandée avec A/R

  • Structurée : exposer les erreurs, les excès, les vices de procédure

  • Appuyée par des pièces justificatives

Vous pouvez y inclure :


  • Une demande de retrait immédiat de la mise en demeure

  • Une mise en garde sur les suites possibles (plainte, action en responsabilité, dépôt au greffe…)

📌 Ne laissez jamais une mise en demeure abusive sans réponse. Cela pourrait être interprété comme une reconnaissance implicite.


3. Saisir le juge en cas de litige persistant


Si l’auteur maintient sa position malgré votre contestation, vous pouvez :


  • Saisir le tribunal judiciaire (ou le juge compétent selon la nature du litige)

  • Contre-attaquer pour abus de droit ou demander des dommages et intérêts

  • Demander la reconnaissance d’un harcèlement procédural si l’abus est répété

👥 Faites-vous accompagner par un avocat si la somme est importante ou si la pression devient intenable.

Face à une mise en demeure abusive, le silence joue contre vous. Il est essentiel de répondre avec méthode, preuves à l’appui, et de garder une trace de toutes vos actions.


1. Analysez précisément le courrier reçu


Avant toute chose, prenez le temps d’étudier objectivement la mise en demeure :


  • Le montant réclamé est-il justifié ?

  • L’obligation invoquée existe-t-elle vraiment ?

  • Le ton ou le contenu sont-ils menaçants ou disproportionnés ?

  • Le courrier est-il complet et conforme aux règles de droit (délai, signature, mentions…) ?

💡 Notez chaque irrégularité et rassemblez tous les documents ou échanges utiles (contrat, facture, preuve de paiement, mails…). Pour comprendre la structure correcte d’un tel courrier, l’article comment faire une mise en demeure peut être utile en comparaison.


2. Répondez par écrit en recommandé avec accusé de réception


Votre réponse doit être :


  • Formelle : lettre recommandée avec A/R

  • Structurée : exposer les erreurs, les excès, les vices de procédure

  • Appuyée par des pièces justificatives

Vous pouvez y inclure :


  • Une demande de retrait immédiat de la mise en demeure

  • Une mise en garde sur les suites possibles (plainte, action en responsabilité, dépôt au greffe…)

📌 Ne laissez jamais une mise en demeure abusive sans réponse. Cela pourrait être interprété comme une reconnaissance implicite.


3. Saisir le juge en cas de litige persistant


Si l’auteur maintient sa position malgré votre contestation, vous pouvez :


  • Saisir le tribunal judiciaire (ou le juge compétent selon la nature du litige)

  • Contre-attaquer pour abus de droit ou demander des dommages et intérêts

  • Demander la reconnaissance d’un harcèlement procédural si l’abus est répété

👥 Faites-vous accompagner par un avocat si la somme est importante ou si la pression devient intenable.

Face à une mise en demeure abusive, le silence joue contre vous. Il est essentiel de répondre avec méthode, preuves à l’appui, et de garder une trace de toutes vos actions.


1. Analysez précisément le courrier reçu


Avant toute chose, prenez le temps d’étudier objectivement la mise en demeure :


  • Le montant réclamé est-il justifié ?

  • L’obligation invoquée existe-t-elle vraiment ?

  • Le ton ou le contenu sont-ils menaçants ou disproportionnés ?

  • Le courrier est-il complet et conforme aux règles de droit (délai, signature, mentions…) ?

💡 Notez chaque irrégularité et rassemblez tous les documents ou échanges utiles (contrat, facture, preuve de paiement, mails…). Pour comprendre la structure correcte d’un tel courrier, l’article comment faire une mise en demeure peut être utile en comparaison.


2. Répondez par écrit en recommandé avec accusé de réception


Votre réponse doit être :


  • Formelle : lettre recommandée avec A/R

  • Structurée : exposer les erreurs, les excès, les vices de procédure

  • Appuyée par des pièces justificatives

Vous pouvez y inclure :


  • Une demande de retrait immédiat de la mise en demeure

  • Une mise en garde sur les suites possibles (plainte, action en responsabilité, dépôt au greffe…)

📌 Ne laissez jamais une mise en demeure abusive sans réponse. Cela pourrait être interprété comme une reconnaissance implicite.


3. Saisir le juge en cas de litige persistant


Si l’auteur maintient sa position malgré votre contestation, vous pouvez :


  • Saisir le tribunal judiciaire (ou le juge compétent selon la nature du litige)

  • Contre-attaquer pour abus de droit ou demander des dommages et intérêts

  • Demander la reconnaissance d’un harcèlement procédural si l’abus est répété

👥 Faites-vous accompagner par un avocat si la somme est importante ou si la pression devient intenable.

Modèle de lettre de contestation d’une mise en demeure abusive

À envoyer en recommandé avec accusé de réception
📎 Joignez toutes les pièces justificatives utiles à votre défense

[Votre prénom et nom]
[Adresse complète]
[Email – Téléphone]

À l’attention de :
[Nom de l’expéditeur]
[Adresse complète]

Objet : Contestation de la mise en demeure du [date]

Madame, Monsieur,

J’accuse réception de votre mise en demeure datée du [date], par laquelle vous me réclamez [préciser : une somme / un engagement / une action].

Après analyse, je vous informe que cette mise en demeure présente plusieurs irrégularités tant sur le fond que sur la forme, rendant sa teneur juridiquement contestable.

En effet :
– [Exemple : la somme réclamée est manifestement disproportionnée / aucune obligation contractuelle ou légale ne justifie cette demande / le ton de votre courrier est intimidant et dénué de base légale…]
– [Ajouter si nécessaire : le montant a déjà été payé / la prestation n’a pas été exécutée pour des raisons indépendantes de ma volonté / aucune pièce justificative ne m’a été fournie…]

Je vous mets donc en demeure, à mon tour, de retirer sans délai votre courrier, à défaut de quoi je me réserve le droit d’engager toute action utile pour faire constater son caractère abusif et réclamer réparation du préjudice moral et matériel causé.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

À envoyer en recommandé avec accusé de réception
📎 Joignez toutes les pièces justificatives utiles à votre défense

[Votre prénom et nom]
[Adresse complète]
[Email – Téléphone]

À l’attention de :
[Nom de l’expéditeur]
[Adresse complète]

Objet : Contestation de la mise en demeure du [date]

Madame, Monsieur,

J’accuse réception de votre mise en demeure datée du [date], par laquelle vous me réclamez [préciser : une somme / un engagement / une action].

Après analyse, je vous informe que cette mise en demeure présente plusieurs irrégularités tant sur le fond que sur la forme, rendant sa teneur juridiquement contestable.

En effet :
– [Exemple : la somme réclamée est manifestement disproportionnée / aucune obligation contractuelle ou légale ne justifie cette demande / le ton de votre courrier est intimidant et dénué de base légale…]
– [Ajouter si nécessaire : le montant a déjà été payé / la prestation n’a pas été exécutée pour des raisons indépendantes de ma volonté / aucune pièce justificative ne m’a été fournie…]

Je vous mets donc en demeure, à mon tour, de retirer sans délai votre courrier, à défaut de quoi je me réserve le droit d’engager toute action utile pour faire constater son caractère abusif et réclamer réparation du préjudice moral et matériel causé.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

À envoyer en recommandé avec accusé de réception
📎 Joignez toutes les pièces justificatives utiles à votre défense

[Votre prénom et nom]
[Adresse complète]
[Email – Téléphone]

À l’attention de :
[Nom de l’expéditeur]
[Adresse complète]

Objet : Contestation de la mise en demeure du [date]

Madame, Monsieur,

J’accuse réception de votre mise en demeure datée du [date], par laquelle vous me réclamez [préciser : une somme / un engagement / une action].

Après analyse, je vous informe que cette mise en demeure présente plusieurs irrégularités tant sur le fond que sur la forme, rendant sa teneur juridiquement contestable.

En effet :
– [Exemple : la somme réclamée est manifestement disproportionnée / aucune obligation contractuelle ou légale ne justifie cette demande / le ton de votre courrier est intimidant et dénué de base légale…]
– [Ajouter si nécessaire : le montant a déjà été payé / la prestation n’a pas été exécutée pour des raisons indépendantes de ma volonté / aucune pièce justificative ne m’a été fournie…]

Je vous mets donc en demeure, à mon tour, de retirer sans délai votre courrier, à défaut de quoi je me réserve le droit d’engager toute action utile pour faire constater son caractère abusif et réclamer réparation du préjudice moral et matériel causé.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

Conseils pratiques pour se prémunir

Faire face à une mise en demeure abusive est une épreuve stressante, surtout lorsqu’elle survient de manière inattendue. Voici les bons réflexes à adopter pour se défendre sereinement et efficacement.


1. Gardez une trace de tous les échanges


  • Conservez tous les documents contractuels (contrats, CGV, bons de commande…)

  • Archivez chaque mail, SMS, facture, preuve de paiement

  • Enregistrez tous les courriers recommandés reçus et envoyés

📎 Un dossier bien organisé peut faire toute la différence devant un juge.


2. Ne cédez pas sous la pression


Une mise en demeure abusive joue souvent sur :


  • La peur d’un procès

  • La culpabilisation ou la surprise

  • La menace de frais ou de mauvaise publicité

💡 Ne réagissez pas à chaud. Analysez la situation calmement ou avec l’aide d’un professionnel.


3. Vérifiez l’identité et la légitimité de l’auteur


  • Est-ce bien le créancier légitime ?

  • Le courrier est-il signé par une personne habilitée (avocat, représentant légal…) ?

  • L’adresse, le SIREN ou les références sont-ils vérifiables ?

🔍 Attention aux tentatives frauduleuses : certaines "mises en demeure" sont des arnaques déguisées.


4. Faites-vous accompagner


En cas de doute ou d’enjeu élevé :


  • Contactez un avocat en droit civil ou commercial

  • Faites appel à un commissaire de justice pour vérifier la conformité d’une démarche

  • Sollicitez votre protection juridique, si vous en avez une

👥 Vous n’avez pas à affronter seul une pression abusive. L’accompagnement fait toute la différence.

Faire face à une mise en demeure abusive est une épreuve stressante, surtout lorsqu’elle survient de manière inattendue. Voici les bons réflexes à adopter pour se défendre sereinement et efficacement.


1. Gardez une trace de tous les échanges


  • Conservez tous les documents contractuels (contrats, CGV, bons de commande…)

  • Archivez chaque mail, SMS, facture, preuve de paiement

  • Enregistrez tous les courriers recommandés reçus et envoyés

📎 Un dossier bien organisé peut faire toute la différence devant un juge.


2. Ne cédez pas sous la pression


Une mise en demeure abusive joue souvent sur :


  • La peur d’un procès

  • La culpabilisation ou la surprise

  • La menace de frais ou de mauvaise publicité

💡 Ne réagissez pas à chaud. Analysez la situation calmement ou avec l’aide d’un professionnel.


3. Vérifiez l’identité et la légitimité de l’auteur


  • Est-ce bien le créancier légitime ?

  • Le courrier est-il signé par une personne habilitée (avocat, représentant légal…) ?

  • L’adresse, le SIREN ou les références sont-ils vérifiables ?

🔍 Attention aux tentatives frauduleuses : certaines "mises en demeure" sont des arnaques déguisées.


4. Faites-vous accompagner


En cas de doute ou d’enjeu élevé :


  • Contactez un avocat en droit civil ou commercial

  • Faites appel à un commissaire de justice pour vérifier la conformité d’une démarche

  • Sollicitez votre protection juridique, si vous en avez une

👥 Vous n’avez pas à affronter seul une pression abusive. L’accompagnement fait toute la différence.

Conclusion

La mise en demeure abusive n’est pas qu’un courrier gênant : c’est une tentative de pression qui peut avoir de vraies conséquences si elle reste sans réponse. Heureusement, la loi encadre strictement son usage et protège ceux qui en sont victimes.

Chez Benchetrit Avocat, nous accompagnons nos clients dans l’analyse, la contestation et la gestion stratégique de ce type de démarches. Que vous soyez un particulier ou une entreprise, nous vous aidons à reprendre le contrôle, défendre vos droits et agir avec force et rigueur.

Vous avez reçu une mise en demeure abusive ou douteuse ? Ne restez pas seul. Contactez notre cabinet pour une réponse juridique claire, rapide et sur-mesure.

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Auteur

Arthur Benchetrit

Fondateur

Profitez d’un premier appel gratuit afin d'analyser votre situation et définir ensemble les premières étapes adaptées à vos besoins."

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Recouvrement de créances

9 févr. 2026

Mise en demeure et prescription : comment ne pas perdre vos droits ?

Un client ne paie pas malgré vos relances, alors vous décidez d’envoyer une mise en demeure. C’est une bonne initiative. Mais attention : croyez-vous être protégé contre la prescription simplement parce que ce courrier est parti en recommandé ? Si c’est le cas, vous risquez une erreur aux conséquences lourdes. Dans cet article, nous allons vous expliquer clairement pourquoi la mise en demeure n’interrompt pas systématiquement les délais de prescription, quels sont les pièges à éviter, et surtout, comment agir efficacement pour préserver vos droits. Des explications simples, des conseils concrets, et les bons réflexes à adopter… afin que la procédure reste un levier de protection, pas un piège juridique.

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29 janv. 2026

Quand faire une mise en demeure : comprendre le bon moment pour agir

Votre client ne répond plus, vos relances restent sans effet, et le doute s’installe : devez-vous passer à l’action juridique ou patienter encore ? Pour bon nombre d’entreprises, savoir quand faire une mise en demeure est un véritable casse-tête, surtout lorsqu’on souhaite préserver la relation commerciale tout en sécurisant sa trésorerie. Dans cet article, nous allons vous expliquer clairement à quel moment précis il est pertinent d’envoyer une mise en demeure, dans quels cas elle s’impose, et comment la rédiger pour qu’elle soit juridiquement valable. Que vous soyez dirigeant de PME, responsable juridique ou expert-comptable, vous y trouverez des conseils concrets pour agir efficacement, au bon moment, et éviter les erreurs qui freinent souvent les procédures.

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29 janv. 2026

Mise en demeure par commissaire de justice : guide complet pour agir efficacement

Un client ne répond plus malgré vos relances ? Une facture reste impayée depuis des semaines, mettant en péril votre trésorerie ? Face à l’inertie d’un débiteur, il devient essentiel de formaliser votre demande de paiement de manière officielle et incontestable. La mise en demeure par le commissaire de justice est une étape stratégique souvent sous-estimée. Elle permet non seulement de prouver votre démarche, mais aussi de créer un levier juridique fort avant toute procédure judiciaire. Dans cet article, nous vous expliquons pourquoi et comment recourir à ce dispositif avec efficacité : avantages concrets, étapes pratiques, mentions obligatoires, erreurs à éviter… suivez le guide.

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